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 La philosophie du thé ou du café. {Elvina Atta}

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• Azael Ketouvim


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MessageSujet: La philosophie du thé ou du café. {Elvina Atta}   Jeu 8 Mar - 20:07

L
a philosophie du thé ou du café. Intersigne.
L’inspiration « inspirée » par la « caféine ».
Q
u'est-ce qu'est la vie ? Une partie d'échecs où le roi succombe sous les coups féroces de l'adversaire. Le tout dans un délai imparti ? Où les pions avancent en rythme le tout dans une symphonie de cliquetis sur les dalles de bois noirs et blancs. Un spectacle attirant à l'oeil, mais diaboliquement révulsifs dans les coeurs. Où toutes les parties se ressemblent et s'assemblent dans le dédale de l'existence. Un seul résultat à la clef. La fin. Dans le noir intersidéral de l'ignorance. Le roi blanc est tombé sous la main de maître de son adversaire. Cette partie est finie et ne recommencera pas de si tôt. Il est donc temps de laisser place aux nouveaux joueurs oubliant la gloire des anciens vainqueurs. Un jour nouveau se lève, laissant une impression de renouveau dans cette partie infernale.

Le comble de l'homme. La compréhension de l'incompréhension. Une course sans faim dans le cercle vicieux que représente l'ourobos. Tout compte fait l'homme n'est rien qu'un malheureux serpent dont l'existence est vouée à ce mordre la queue. Encore et encore. Jusqu'à ce qu'un échec et maths retentisse dans l'air. Sonnant ainsi le glas de notre misérable existence sur cette terre énigmatique et sans vie. Un pur hasard qui me donne froid dans le dos. Le temps passe ainsi à une vitesse prodigieusement rapide. Me laissant sur le quai alors que le train est déjà parti. Avec des regrets dans mes valises lourdes de regret. Une mascarade qui me donne envie de tout lâcher et de m'enfuir comme un lâche. Laissant ces problèmes existentiels aux autres. Pour le temps d'un temps. D'une journée. Je vous offre mon esprit et je vous tends ma révérence. Aujourd'hui je ne serais que l'ombre de moi-même. Un humble homme sans ambitions. Une page blanche qui se laissera bercer dans les vagues tumultueuses de la vie. Pour ? Rien du tout...

Dans cette plénitude de l'ignorance j'hère dans les abysses des rues noires de monde. Gauchement. Un pas en suit un autre. Donnant une marche qui n'en ait pas une. Une démarche de mort par un être vivant. Une contradiction de gestes et de sentiments. Une pure perte de temps. Une mauvaise habitude qui reste encré dans la monotonie maussade de l'âme. Une banale et enivrante tourmente qui s'installe malicieusement dans le subconscient de quiconque pour lui faire entre à percevoir les méandres de la vie. Des secrets jalousement garder et qui devrait rester secrets.... A jamais. Dans quelle optique ? La survit de l'âme tout simplement. Les visages sont de plus en plus flous à mes yeux. Ils se ressemblent et s'assemble. Devant de pâles copies d'eux-mêmes.

Je tourne en rond dans les rues. Revenant sur mes pas d'innombrable fois. Un véritable labyrinthe s'inscrivant dans mon esprit et dans ma perception du monde. Rien de ne s'inscrivait dans ma pauvre mémoire. L'envie n'y était pas. Envolé vers d'autres cieux. Pour un moment incertain. En revanche, le vide intersidéral c'est emparé de moi. Un râle d'impuissance s'empara de moi et résonna dans tout mon être. Impuissant. Face au temps. Face à la vie. Face à mon ignorance. Je me retrouvais aussi démunie qu'un enfant qui vient de naitre dans un monde froid. Une idée épouvantable qui me déchirait l'échine sans aucune retenu.

J’avais avancé un fou sur l’échiquier. Je bloquais le jeu pour un bout de temps. L’espace d’une minute. Stop. Je n’en pouvais plus. Cette ignorance envahissante, avec son doux voile qui nous rend aveugle. Un sentiment de fatigue s’infiltra en moi. Rage. Colère. Turbiner dans mon égo. Shootant dans le vide, je faisais abstraction à mon environnement. Le temps d’un instant. La partie venait de prendre un nouvel tournant. Un changement de place. Une pièce qui rentre en jeu et qui change la donne. Lucide. J’ouvrais les yeux. Enfin.

Vide. Mort. Les visiteurs dépérissaient sous la joute du temps. Son tic tac insatiable dévorait la vie. J'étais là. Pourtant, ce n'étais pas moi. Une pâle imitation. Sans aucune ambition. Tâché. La tête enfourné dans mon manteau je m'observais par l'intermédiaire d'un reflet. Les yeux injectés de sang, des cernes qui feraient peur à un mort. Le teint blafard. Je ne pus m'empêcher de m'offrir un rire sardonique. Etais-ce réellement moi ou bien étais-ce mon esprit qui me jouait des tours ? Qu'importe le résultat serait le même. Je ne savais que faire de ma journée. Errer sans but ou bien me poser et observer.

Le choix va être vite fait en fin de compte. Levant les yeux au ciel. Je me rendis compte qu'un éventuel observatoire était enraciné en face de moi. Une tour d'ivoire. Un post de commandement à l'abri des coups perdus. Café. Banal et pourtant amplement suiffant. Tournant la tête sur le côté j'aperçus un vieillard sortir de là. Un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres. Remuant ce qui me servait gauchement de corps je me précipitais vers le portique et je retenais la porte. Changement. Dès que j'eue posé le pied sur le nouvel échiquier, l'atmosphère changea du tout au tout. Du froid au chaud. De la mort à la vie.

Soulagé. Une tour d'ivoire qui va me permettre d'observer la fin de la partie. Fermant les yeux j'inspirais l'air enfumé à plein poumon. Vivant. J'entendis une voix roque m'ordonner de refermer la porte. Un ordre. Ironique. Dire que d'habitude c'était moi qui les donnés. Je devais garder à l'esprit que je n'étais pas sur mon territoire. M'excusant en toute hâte je refermais vivement la porte au nez et à la barbe d'une jeune demoiselle. Reculant d'un pas puis deux. Je fis un demi-tour et je me dirigeais vers le comptoir.

Slalomant entre le peuple qui s'entassait dans ce lieu. Je bousculais des gens sans le faire exprès. La faute à ma gaucherie. Un petit café ne me ferait pas de mal. Me remettre d'aplomb. Voici mon but premier.
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MessageSujet: Re: La philosophie du thé ou du café. {Elvina Atta}   Sam 10 Mar - 0:27

Le syndrome de la page blanche, vous connaissez ? Cette frustration que l'on ressent lorsqu'on à envie de sortir quelque chose, et qu'au final ça ne marche pas. Hé bien, c'est souvent ce qu'elle ressent. Cette fille banale, dépourvue de don, selon elle. Oh, elle pourrait très bien écouter les personnes qui lui disent que ce qu'elle produit est beau, ou encore bien magnifique. Mais les avis d'amateurs ne sont pas intéressants ni constructifs. Pour en revenir à la création, tout le monde à une image type d'un artiste. Une personne un peu folle, qui, quand elle crée, devient tout à fait paranoïaque, dans son monde... Encore une chose qui différencie Elvina du statut d'artiste. L'art n'est pas une vision différente du monde ? C'est ce qui distingue un vrai artiste d'une personne normale. Le pouvoir de créer tout ce que l'on veut sur une surface vierge, n'est ce pas le plus beau pouvoir que Dieu nous ait donné ? Mais, si l'on y réfléchis bien, il est impossible de créer une chose unique, sans s'être imprégner d'une chose qui existe déjà. Dans ce cas, la création à une limite, contrairement à ce que l'on pourrait penser. Enfin, tout ça, ce n'était que la vision d'une jeune apprentie artiste, si l'on puis dire...

Pour en revenir à cette page blanche, ce n'était simplement que l'inspiration qui ne venait pas. Trouver une muse était plus dur que ce qu'elle pensait. Elvina s'est toujours dit qu'il ne fallait pas se forcer à dessiner, il fallait le faire par envie. Seulement, l'envie se faisait assez rare en ce moment et c'est d'ailleurs pour ça que la jeune fille décida de sortir. Il faisait déjà assez sombre, le soleil avait laissé sa place à la Lune qui éclairait le ciel par sa majestueuse présence. Elle était pleine, cette nuit là. Les étoiles quant à elle, tentaient tant bien que mal de montrer leur présence. Rivalisant en permanence contre leurs voisines, sachant très bien qu'il était impossible de briller plus fort que ce qu'elles sont capable de faire. L'air était doux, agréable. Il passait entre les cheveux fins d'Elvina, laissant quelques mèches virevolter. Elle passa une main dans sa poche et en tira une cigarette, l'allumant d'un geste habituée, elle prit une grande inspiration avant de recracher la fumée par le nez. Ou aller, maintenant ? Se laisser porter par ses pas pour atterrir dans un nouvel endroit ? Lentement mais sûrement, elle finit par arriver devant un café aux allures anciennes. Un panneau était plaqué contre le mur, la lumière du A ne fonctionnait plus, quant à celle du F, elle clignotait sans interruption.

Son regard tourna rapidement vers la droite, lorsqu'elle vit un homme en accoutrement bizarre. Il exécutait des gestes droit, précis. Son visage changeait d'humeur toute les minutes. C'était la première fois qu'Elvina voyait un si bon mime. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle décida d'immortaliser l'instant présent. Et ce n'était sûrement pas ce mime qui allait lui dire quoi que ce soit ! La jeune fille s'assit sur un banc, en face de celui-ci qui avait d'ailleurs remarqué sa présence et l'attention qu'elle portait sur lui. La barre de nicotine toujours entre les lèvres, celle-ci se consumait toute seule sans qu'Elvina n'y l'aide. Maintenant, tout son esprit était dirigé vers son carnet de croquis. Le mime, plus coopératif qu'autre chose, se dirigea vers elle et prit des poses différentes en lui laissant le temps de les dessiner. Le fusain glissait tout seul sur la feuille, les yeux de la dessinatrice ne regardait presque pas la feuille dont les esquisses prenaient rapidement forme. Visualisation, émotion, mouvement, représentation, présentation, ombrage, lumière. C'était, une très bonne muse. Une Joconde pour Picasso, la mémoire pour Dalí ou encore les petits enfants pour Matisse. Elvina fut impressionnée du résultat, autant des expressions si bien réalisées par le mime, que la représentation qu'elle en avait fait. C'était, de loin, la meilleure réalisation qu'elle avait faite depuis plus d'un an. Fière, oui. Il y avait de quoi. Le mime s'approcha d'elle et jeta un œil à ses différents portraits. Il esquissa un large sourire et s'inclina pour la remercier. Ce genre d'action était bien plus agréable qu'un commentaire du genre de ceux qu'elle entendait tout le temps...

Le mime s'éloigna, le temps reprit rapidement son court. Le brouhaha de la foule de passant revenait aux oreilles d'Elvina. Elle referma calmement son carnet et le replaça dans son sac. Elle ignora le regard de quelques personnes qui apparemment avaient vu ce qu'elle venait de dessiner. Son regard était perdu devant elle, fixant la lumière du F qui clignotait. Sans regarder, sans doute trop habituée à répéter ce geste une dizaine de fois dans la journée, elle sortit une cigarette noire et l'alluma. Le temps de 5 minutes, le tabac était entièrement consumé et le mégot jeté au sol, avant d'avoir été écrasé par une chaussure grossièrement noire. Elvina se leva tranquillement, s'approchant des trois petites marches qui surélevaient le café. Elle avait froid, c'était souvent l'effet qu'elle ressentait lorsqu'elle dessinait quelque chose de bien. Un abrutit passa devant elle et referma la porte juste devant son nez. La jeune fille l'insulta silencieusement avant de rouvrir la porte pour pouvoir entrer. Elle suivit cet homme, bien décidé à entendre des excuses et, s'approcha du bar, là ou il se trouvait. Celui-ci commanda un café, Elvina s'approcha du barman :

« Deux. » Dit-elle d'abord.

Elle se tourna ensuite vers le garçon, il semblait fatigué, le genre de gars qui est blasé de la vie et qui ère sans but précis. La jeune fille lui sourit tout en s'accoudant au bar.

« C'est pour te faire pardonner de m'avoir fermé la porte au nez. »

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MessageSujet: Re: La philosophie du thé ou du café. {Elvina Atta}   Sam 10 Mar - 11:54

L
a philosophie du thé ou du café. Protase.
Souvenirs « noirs » et café au « lait ».
L
e glas sonne. Le roi est en danger. La reine rentre en action. Ses déplacements seront directs et dangereux. Toujours sur le quai vif. Le moindre faux mouvement. Echec et Math. Non. La partie doit être remportée une fois par les blancs. Les pions ne sont plus. Le fou est enfermé dans sa tour d'ivoire. Le roi est seul. Ses pauvres sujets sont tombés au combat. Les déserteurs tentent de sauver leur peau comme ils peuvent. Le résultat reste identique. Le roi risque de perdre la tête. Encore. Pour ne pas changer. Les noirs sont encore et toujours les vainqueurs.

Les mouvements sont incertains. Toujours saccadés. Gauchement. A droite ? Non. A gauche ? Non. Le cavalier est sur son fier destrier. Le casque baissé, la lance en joute. Le cheval enragé traine la patte. A l'affut. Un faux mouvement et la mort sonne à la porte. Qu'importe le nombre de pions qui font mur. Aucun n'est pas assez puissant. Les coups puissants et calculé à l'infinie de l'adversaire sont toujours imparables. Son roi restera dans sa tour d'ivoire à observer avec dédain la partie. Alors que même la reine est sur-le-champ de bataille. Douce ironie.

L'esprit du joueur est enfumé. Comme celui du café. Le mur de défense est percé. Je suis bel et bien en terrain neutre maintenant. Encore quelques pas et je serais en voisinage ennemi. J'avance. Je slalome. Des figurants qui restent statique. Près a poussé. Pour arriver à leur fin. Je m'avance encore un peu et je me fais doubler. L'herbe coupée sous le pied. Encore un coup perdu. Le fou se retrouve bloquer dans sa lancé. Attendre son tour devant le comptoir noircie par le temps.

« Deux. » Commanda-t-elle.

Rapide comme l'éclair elle avançait une nouvelle pièce. Un nouvel échiquier qui balayait l'ancien. Une nouvelle partie. Tout ça dans ce sombre jour. Un rayon de soleil ? Qu'en sais-je. Je ne connais pas ses prochains coups. La douce odeur enivrante du tabac me chatouiller les narines. Pourquoi avais-je stoppais ce doux fléau ? Ah oui. C'est vrai un fléau reste un fléau. Qu'il soit noir ou blanc.

« C'est pour te faire pardonner de m'avoir fermé la porte au nez. » M’annonça la jeune brune inconnue. Accoudée fermement au comptoir.

Je cligne des yeux un court instant. Maintenant la brune crée de nouvelles pièces sur cet échiquier chimérique. Qu'elle drôle façon de jouer. Intéressant tout de même. Déstabilisant. Je l'accorde. Pour autant, n'est-ce pas ceci qui met du piquant dans cette partie au destin funèbre déjà marqué ? Absolument. Fascinant. Attirant. Vais-je rentrer dans le jeu ? Mon coeur dit oui. Mon corps aussi. En revanche, je ne connais pas la réponse du temps. Le vainqueur est donc inconnu. Pour l'instant.

« Intéressant. Malheureusement tu devras gagner mon pardon. Que dirais-tu d’un petit jeu ? Sans gagnant ni perdant. Pour dire de tout simplement passer le temps. Mademoiselle. » Contais-je sans vie.

Je lui offris un sourire banal. Je ne cherchais pas tellement à faire de chichi comme nous pourrions dire. Juste a faire ce que je j'avais à faire. Soit rien du tout. J'avais atterrit dans ce café sans aucune ambition, ni aucune raison. Est-ce que j'étais là pour être là ? Qu'est-ce que j'en sais. Je ne suis qu'un misérable homme. Sans grande ambition que celle d'être heureux. Pour autant ces parties d'échecs à répétition me fatigue bien plus qu'autre chose.

« Au passage mademoiselle je veux des excuses. Possède-t-elle un nom ou bien est-elle un fantôme qui me conte des chimères ? » La questionnais-je pour connaitre mon adversaire.

Très rapidement. Trop rapidement. Assez pour qu'elle ne puisse pas répondre directement à ma question. Pourquoi cette interruption ? Peut-être tout bêtement que le Batista avait été aussi rapide que l'éclair. Très étrange je vous l'accorde. Pourtant, malgré le fait que l'endroit soit bondé. Le serveur avait réussi à tenir son rôle dans les temps. Avançant une nouvelle pièce sur l'échiquier qui change encore tout. Une nouvelle fois.

« Voilà vos deux cafés. » Annonça le jeune Batista.

Une idée fulgurante me traversa l’esprit. Après tout je n’avais rien commandé. Rien demandé. Dans ce cas-là. Je ne vois pas pourquoi ça serait à moi de payer. N’est-ce pas vrai ? Après tout la jeune brunette ne c’est-elle pas avancée dans un terrain glissant. Faisant un faux mouvement. Un coup mal calculé. Un pion donné par pur bêtise. Qu’importe. Tant mieux pour moi.

« Merci. Vous pouvez mettre ceci sur la note de la jolie brunette ? » Questionnais-je serveur.

Un méchant coup. Peut-être. J'essaye juste de changer la donne. Donnant une nouvelle dimension à ce damier. Qui reste malheureusement toujours blanc et noir. Noir. L'arôme qui s'engouffrait dans mes narines me revigorer pleinement. Je m'emparais de la tasse fumante et je me dirigeais vers une table du fond. Laissant au passage un clin d'oeil à l'attention de la brunette inconnue.
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MessageSujet: Re: La philosophie du thé ou du café. {Elvina Atta}   Mer 14 Mar - 1:08


Bruyant. C'était sans doute le meilleur adjectif pour définir ce fond sonore qui entourait la jeune demoiselle. Elle ne l'avait d'ailleurs pas remarqué dès son entré dans la pièce, mais après avoir commandé son café sans devoir le payer, le brouhaha infesta ses oreilles. Elvina n'avait jamais réellement apprécié ce genre d'endroit, toujours remplit de personnes étranges, déblatérant sur leurs vie en oubliant sans doute les autres autour d'eux. Ils avaient pour malheureuse habitude de se réunir autour du bar, de consommer de l'alcool en prenant pour pari – inconsciemment – à qui tiendrait le plus longtemps. Il y avait aussi un autre type de personne, celle qui ne venait que pour regarder un match de foot, ne pouvant pas le faire chez elle, à cause de sa femme qui n'appréciait pas ce genre de chose. Oh, s'il n'y avait pas de buts le café restait calme, mais si, par malheur, un but contre eux venait à arriver, il fallait immédiatement prendre fuite au risque de se prendre des coups – inconsciemment encore une fois. Nous pourrions aussi parler de ses personnes, qui ne font que passer. Ses personnes qui entrent dans le café, ne commandent rien, et ressortent quelques minutes plus tard. Que font-elles ? Hé bien, elles empruntent les toilettes de l'enceinte pour soulager une quelconque envie. Il ne faut pas rire, il est certain que tout le monde l'ait fait au moins une fois dans sa vie... Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, Elvina avait le droit au type de personnes les plus agréables, sans pour autant l'être vraiment. Une conversation forte se faisait entendre sur la table juste à côté de la jeune fille. Elle n'avait même pas besoin de tendre l'oreille pour l'entendre, et quelle conversation... futile. Qu'est ce qu'on s'en fout de savoir que la belle-mère de cette femme lui à reproché que le ménage ne se faisait pas assez dans son appartement ? N'était-ce pas dangereux, que de parler aussi fort dans un lieu public ? Par exemple, un cambrioleur qui cherche ses proies dans un café, n'a plus qu'à se mettre à la table voisine pour tout savoir de ses futures victimes.

Les dires du jeune homme aux grosses cernes vinrent ôter les pensées qu'Elvina traînait. Elle l'écoutait sans trop y prêter d'attention, laquelle était plutôt centrée vers le décor qui ornait le bar. Rustre, tout en bois. Le genre de décor qui fait penser à un Western, comme ces vieux bars dans lesquels on entrait en poussant deux portes battante qui grinçaient dès qu'on les franchissait. Le barman, qu'on appellera le "vieux tordu", fut rapide pour servir la commande. Il déposa les deux tasses de café fumante sur le bar. Elvina passa son doigt dans le petit arceau et fronça les sourcils en entendant le "cerné". La jeune fille ne comptait pas en rester là, son café, elle le voulait gratuit, c'était la moindres des choses après tout. Elle suivit de ses pupilles marron, le jeune homme s'éloigner avec son café. Il avait une dégaine des plus drôles. Tordu, penché, comme vous voulez. Elle esquissa un sourire avant de se retourner vers le vieux tordu, celui-ci affairé à servir ses autres clients. Elvina se pencha un peu sur le bar, laissant apparaître son joli décolleté, dont elle ne s'en servait jamais de cette manière.

« Hm, excusez moi ! Je suis désolée, mon petit ami a la fâcheuse manie de me faire des blagues sans arrêt. Pourriez-vous, s'il vous plaît, mettre ses deux cafés pour lui ? »

Le vieux tordu ouvrit sa large bouche, décorée de dents toutes aussi pourries les unes que les autres, avant de hocher la tête. Elvina se releva alors et prit son café dont la fumée se dissipait à une très longue vitesse, rejoignant la fumée des cigarettes et des cigares. Cette odeur ne la déplaisait pas, bien qu'à force cela devenait assez étouffant. Pour ça, il y avait LA solution, solution qui n'était pas mit en place dans l'ancienne chambre d'Elvina. Le ventilateur de plafond, belle invention. Sans trop tarder, la jeune fille vint s'installer à la table qu'avait choisit le "cerné". Une table au fond, à côté de laquelle se trouvait un couple qui, s'il aurait put, serait déjà en train de faire l'amour sur la table en bois. La brune fit une légère grimace avant de boire une longue gorgé de son café. Serré, c'était le meilleur. Elle posa ensuite son sac sur la chaise d'à côté puis, le coude sur la table, posa sa tête sur sa main en regardant d'un air intéressé le garçon. Elle repensait à ce qu'il lui avait dit.

« Un petit jeu, hm ? Hé bien, pourquoi pas, même si je pense qu'à l'issue de ce jeu, un gagnant se détachera ne serais-ce qu'un peu. Commencer par les présentations alors... » Elle semblait réfléchir en même temps qu'elle parlait. Elvina leva sa main libre et la tendit vers le jeune homme.
« Je suis Elvina. Enchantée, Monsieur-qui-ferme-la-porte-au-nez-des-gens. » Dit-elle en détachant chaque mot, pour se moquer.

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MessageSujet: Re: La philosophie du thé ou du café. {Elvina Atta}   Mer 14 Mar - 12:03

L
a philosophie du thé ou du café. Épitase.
L’humour « noir » enrichie par l'amour « corsé ».
J
e ne prêtais plus attention à la jeune brunette. Pour tout dire rien n'arrivait à me sortir de ma torpeur. Avoir l'impression que l'on ne contrôle rien du tout dans sa vie est extrêmement déstabilisant. Suis-je pour autant ébranlé ? Quand sais-je ? Un peu étrange comme réaction n'est-ce pas, mais pour autant je n'en ai réellement aucune idée. Une situation gênante tout de même. Après tout, les gens ont tendance à prendre les autres pour des fous. Encore plus lorsqu'ils ne savent pas quoi faire de l'avenir.

Gauchement. J'avançais comme un pantin. Raide comme un piquer. Comme à mon habitude. Après tout pourquoi changer les habitudes ? Tellement réconfortante. Aussi bien que bonne ou mauvaise, elles sont toujours là avec nous. Pour le meilleur et pour le pire. La tasse brulante dans les mains. Une place au fond du café bien en vue. Malgré le peuple qui sévissait dans l'établissement. Une magnifique ironie n'est-ce pas ? Le tout enfumé par des cigarettes et par du café noir.

Une table bancale. Comme tout ce jeu. Un damier on ne peut plus étrange. Des pièces d'échiquier tout droit sorti de l'esprit fertile d'un Tim Burton en puissance ou bien d'un Stephen King bon pour l'asile. Une atmosphère pesante, mais tout aussi tentatrice. Un rêve vivant. Une chimère on ne peut plus réel. Des esprits qui s'échauffent. Des corps bouillonnant. Je m'assis sur ma chaise. Le cul décharné, les os fracassant le bois dur. Inconfortablement.

La brunette m'avais rejoint. La partie commençait. Je l'observais avant d'avancer l'une de mes pièces. Sa petite grimace. Son café avalait goulûment. Sa manière de se débarrasser de ses entraves. Sa façon de poser tête dans le creux de sa main. Son regard qui s'infiltre comme de l'encre dans du papier buvard. Je souriais.

« Un petit jeu, hm ? Hé bien, pourquoi pas, même si je pense qu'à l'issue de ce jeu, un gagnant se détachera ne serais-ce qu'un peu. Commencer par les présentations alors... » Me compta-t-elle la tête ailleurs dans ces pensées.

Bien sûr. Qui dit jeu. Dit absolument des adversaires qui se battent jusqu'à la fin pour acquérir la maigre victoire en jeu. Laquelle ? Une question sans réponse. Pourquoi est-ce que nous jouons ? Pour se dire que nous sommes forts ou bien pour prouver notre propre folie ? Après tout l'échiquier de la vie, n'est-il pas la plus grosse supercherie du monde ? Avec ses jeux abominables prédestinés.

« Je n’en espérais pas moi. Je vous en remercie très chère. » Commentais-je inutilement.

Après un court instant la jeune brunette m’offrit sa main pour une poignée de main. Un singe de salut ainsi qu’une façon de celer un pacte. Dans ce cas si, je ne savais pas tellement comment qualifier celle-ci. Qu’importe je l’acceptais et je pris sa main dans la mienne et je conclue le salut ou le pacte.

« Je suis Elvina. Enchantée, Monsieur-qui-ferme-la-porte-au-nez-des-gens. » Me dit-elle avec dédains et un léger ton moqueur.

Un prénom. Parfait. Dans ce cas-là, ce n'est pas seulement une présentation. Non, ceci est bien plus. C'est un jeu. Pour tout vous dire même, je crois bien que je viens d'avoir un pseudonyme comme si je participais à une partie de jeu en ligne. « Monsieur-qui-ferme-la-porte-au-nez-des-gens. » Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui attribuer ? Si bien sûr dans ma grande bonté d'âme je lui en donne un.

« Enchanté Elvina. Pour votre gouverne « Monsieur-qui-ferme-la-porte-au-nez-des-gens. » se prénomme en réalité et en toute humilité, Azael. » Répondais-je à mon tour avec un mince sourire aux lèvres, à la jeune brunette qui posséder désormais un nom.

Parfait. Les règles venaient d’être lancées. Le plateau venait de voir ses pièces disposaient d’une façon peu commune. Les deux adversaires étaient Elvina et moi-même. Le tout maintenant était de savoir comment allions-nous jouer la partie. Tout en gentillesse ou bien avec une hargne féroce et avide de pouvoir ?

Pendant que je réfléchissais à ma tactique de jeu. Mon café noir et corsé tournait dans le vide. Une cuillère dans ma main tournoyait la mixture. Vide. Je n'avais rien rajouté dedans, mais pourtant je la faisais tourner. Encore et encore. Suivant le rythme de mes idées. Etrange. Envoutante. Qu'allais-je donc faire ? La faire tourner gentiment en bourrique ou bien lui faire espérer d'acquérir la lune ? Qu'en sais-je, pour l'instant. Le temps en sera un peu plus.

Je me remémorais un peu le passé. Elle avait soupiré en direction du couple. Je me demande bien pourquoi ? Après tout cet homme et cette femme ne faisait que vivre leur amour. Certes assez visible. Pourtant, n'était-ce pas ce que nous obligernotre société actuel ? Tuer ou être tuer. Peut-être une carte à tirer, qui sait ?

« Mademoiselle Elvina, vous permettez que je vous appelle comme ça ? Seriez-vous à tout hasard outrée par le comportement des deux amoureux à nos côtés ou bien seriez-vous jalouse ? » La questionnais-je avec un sourire malicieux aux lèvres avec pour espoirs de la faire réagir un tant soit peu.

Je pris la tasse de café entre mes doigts et je bue la mixture d'une traite. Ne grimaçant pas, mais pour autant je ne pris aucun plaisir. Mon odorat était happé par la délicieuse odeur de tabac. M'obligeant à me souvenir pourquoi j'avais arrêté ce doux fléau. Futile idée. Assez pour me faire sourire. Pourtant, je repris mon attention sur la brune. Dans l'attente d'une réponse quelconque. Qu'importe.

« Très chère est-ce moi ou bien vous venez de perdre votre langue ? Quel dommage… Dans ce cas-là, pourquoi ne pas prendre congé ? » L’informais-je narquoisement en espérant qu’enfin elle réagisse.

Qui plus est j’accompagnais ma parole de geste. Me levant rapidement tout en prenant appui sur la table bancale.
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MessageSujet: Re: La philosophie du thé ou du café. {Elvina Atta}   Dim 15 Avr - 19:34

Bancale. Ce fut le premier mot qui vint à Elvina lorsqu'elle posa ses coudes sur la table. Elle aurait très bien put se pencher pour glisser un bout de papier sous un des pieds du support, mais elle n'en fit rien. D'ailleurs, cette rencontre pouvait aussi être qualifiée de bancale, sans trop chercher loin. Normalement, enfin habituellement, une rencontre commence par un bonjour puis ensuite viennent les présentations. Celle-ci avait commencé par un coup de porte dans le nez, et malheureusement dans celui de la jeune fille. Elle avait les yeux levé vers sa nouvelle rencontre, un jeune homme, certainement un peu plus vieux qu'elle, qui semblait avoir déjà beaucoup de vécu dans sa vie, bien que son chemin ne soit qu'au sixième de sa vie. Comment pouvait-elle le savoir ? Hé bien, elle n'en était pas sûre à vrai dire. Mais les traits fatigués de son visage terne lui faisait penser ça. Peut être qu'elle avait tord. Son regard longea le bras mou du garçon, fixant ensuite sa main qui faisait tourner sa cuillère dans le café depuis maintenant un petit moment. S'il y avait du sucre dans sa tasse, il devait être bien mélangé maintenant... Son regard était intrigué par la fumée qui émanait du café noir, elle le suivait s'échapper puis se dissiper dans l'air de la pièce. Les paroles du garçon vinrent la soulever de son inattention.

Elle releva une nouvelle fois le regard, lui rendant simplement le petit sourire qu'il venait d'esquisser. Ainsi elle pouvait mettre un nom sur son visage. Seulement, elle ne savait pas d’où venait se prénom, ce qui était certain c'est qu'il ne venait pas d'un pays Européen. Elvina décida pour le moment de ne pas en tenir compte, ce n'était pas si important... La jeune fille but à son tour une gorgée de son café, corsé. Elle grimaça légèrement. En plus d'être bruyant, ce bar servait des cafés beaucoup trop fort, soit. La brune glissa une mèche rebelle derrière son oreille et, tout en écoutant Azael parler, elle fouilla dans son sac pour en sortir une cigarette et un briquet. Sans prendre la peine de demander à son nouvel ami si ça ne le dérangeait pas, elle glissa le tube noir de nicotine entre ses lèvres et l'alluma. De la fumée vint s'ajouter à l'invisible nuage qui trônait au dessus d'eux. Sa remarque à propos du couple la fit s'étonner, elle haussa les sourcils puis tira une nouvelle fois sur sa cigarette avant de répondre.

« Hm... Et bien je trouve simplement que ces choses doivent être faites dans un lieu plus privé, pas au milieu de personnes à moitié défoncées ou encore de jeunes enfants qui ne comprennent pas ce qu'ils font. »

Oui, voilà. Un baiser encore, ce n'est pas gênant. Mais un couple à moitié affalé sur une banquette de bar, c'était tout simplement indécent. Ce n'était que le point de vue de la jeune fille et ce n'est pas pour autant qu'elle allait leur dire quelque chose. Elvina était du genre à éviter les embrouilles, sauf lorsque ça touchait à elle et son éthique, ou encore à ses amis. Sans s'en rendre compte directement, la jeune brune vit Azael levé, prêt à partir. Pourquoi déjà partir alors que rien n'était commencé ici ? Il y avait encore tant de choses à commenter, à argumenter. Elvina aimait discuter, sans trop en faire ni trop raconter sa vie. Le regard de la jeune fille se posa ensuite sur un homme affalé au bar. Il jurait contre le barman, qui refusait de lui donner une autre boisson. La brune fit un signe de la tête pour montrer l'homme à Azael puis poussa un soupir.

« Pourquoi partir maintenant ? Il est vrai que dans les bars il y a toujours des personnes déprimante, qui font chier leur monde et qui pensent qu'à noyer leurs douleur dans l'alcool... Que pensez vous de ça, hm ? C'est tout de même assez ironique... »

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MessageSujet: Re: La philosophie du thé ou du café. {Elvina Atta}   Lun 16 Avr - 20:07

L
a philosophie du thé ou du café. Catastase.
L'âme « noircie »par les vices « corsés. ».
J
e souriais devant la réaction de la brunette, une belle grimace distordait son visage lorsque ses lèvres entrées en contact avec le café noir. Alors, que tu la questionnais sur le comportement du couple assez libertin à tes côtés tu remarquas qu'elle sortait une cigarette de son sac et qu'elle l'allume, laissant ainsi un épais nuage gris s'empourprer dans l'air déjà enfumée. J'humais lentement cette douce odeur qui me comblait de tout mon être, je me demandais depuis combien de temps je n'avais pas touché ce petit miracle de la nature qui change une vie à tout jamais. Le syndrome de manque je l'avais connu, mais il ne m'avait jamais quitté. Il me collait à la peau encore et toujours jusqu'à me tuer à moins que je retombe dans mes vieux vices, mais les vices n'est-ce donc pas ça qui nous fait devenir humain ? Un être imparfait. J'avais qu'une seule envie c'était de lui volait la moindre parcelle de tabac et de fumée qui se consumaient du bout rougeoyant de sa clope et ceux par quelconques moyens.

« Hm... Et bien je trouve simplement que ces choses doivent être faites dans un lieu plus privé, pas au milieu de personnes à moitié défoncées ou encore de jeunes enfants qui ne comprennent pas ce qu'ils font. » Te fit-elle remarquer en arquant l'un de ses fins sourcils.

Alors, que je m’apprêtais à partir debout, sur le quai vif, les muscles contracter, alors qu’en fait maintenant j’avais envie de rester un peu plus longtemps pour humer ce doux parfum comme une drogue qui m’ensorcelle, je posais les mains sur cette table bancale, la faisant bouger dangereusement, trop peut-être même, les cafés sortaient de leur tasse pour s’écouler sur le bois de la table.

« Pourquoi partir maintenant ? Il est vrai que dans les bars il y a toujours des personnes déprimante, qui font chier leur monde et qui pensent qu'à noyer leurs douleur dans l'alcool... Que pensez vous de ça, hm ? C'est tout de même assez ironique... » Te somma-t-elle en te montrant du bout du doigt un ivrogne qui demandait sa bibine au serveur.

Je ne fis pas attention aux deux cafés à moitié renverser, j'avançais ma main pour lui chiper sa cigarette du bout des doigts et je la fis rouler devant mon nez, observant le mégot rosé par un rouge à lèvres bavant et un filtre à peine noircie. Je me mis à sourire de toutes mes dents, humant les yeux mi-clos la délicieuse odeur qui remplisse mes narines frémissante, sans attendre je la mis à ma bouche je tirais une longue latte de fumée, tellement longue que je pouvais battre le record d'apnée. Je laissais la fumée tourner dans ma bouche encore et encore. Laissant un épais nuage s'échapper entre mes narines lorsque j'expulsais enfin l'air.

« Maintenant j'ai une raison de rester, dire que vous venez de réveiller l'un de mes vieux vices.... Dire que j'avais réussi à tenir un an ce coup-ci sans fumée.... Dis-moi, comment comptez-vous me rembourser cette année perdue ? Le pris risque d'être très chère, ne pensez-vous pas ? » La questionnais-je à mon tour sans répondre à la moindre de ces questions.

Je rapprochais mon visage du siens et je tournais la tête dans la direction de l'alcoolique qui glanait son dû en beuglant à tords et à travers. Je l'observais, avec ses drôles de mimique et sa mine dépité c'était un spectacle très plaisant, quelque chose qui ne change pas de l'ordinaire.

« La déprime ce n'est pas grand-chose, lorsque nous avons un tel orchestre qui joue auprès de nous, qu'importe les enfants qui pourraient voir ceci, qui plus est, je ne crois pas qu'un enfant viendrait ici bas, quoique vous êtes bien ici vous et je ne crois pas que vous êtes majeur.... Enfin bref, non ce n'était pas pour ça que je m'apprêtais à partir, une lubie comme ça qui m'étais passé par la tête tout comme le fait que je viens de vous voler votre cigarette... » Sortis-je comme un long laïus.
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MessageSujet: Re: La philosophie du thé ou du café. {Elvina Atta}   Sam 21 Avr - 16:52


La cendre venait s'écraser contre le cendrier noir de la table. Au moins ce bar avait-il prévu des cendriers, ce qui n'était que très rarement le cas maintenant. Le mieux, c'est qu'il était possible de fumer dans cet espace, alors que dans certains établissement les fumeurs étaient obligés d'être envoyé dehors pour passer leurs envies de nicotine. Cette drogue, apparemment plus dangereuse que certaines autres, ne l'était pas au goût d'Elvina. Il y en avait certaines qui l'étaient réellement plus, et qui faisaient non seulement souffrir le cœur, mais aussi l'esprit. L'amour, par exemple. Quand tout vas bien, tout vas bien. Mais quand rien ne vas plus, la personne amoureuse qui peut être dans le cas du : je t'aime, moi non plus, peut vite partir en couille, comme on dirait. Il suffit que celle-ci n'ait aucun mal à s'attacher à une personne, qu'une catastrophe peut vite arriver. Mais ne dit-on pas que l'amour est ce dont l'homme à le plus besoin ? Après l'eau et la nourriture bien sûr... Quelle stupide idée, n'est ce pas ? Cependant stupide, mais tout le monde finit par tomber dedans, et Elvina y passera aussi. Là n'était pas le sujet. La brune approcha une nouvelle fois sa barre de nicotine près de ses lèvres, en attendant que son coéquipier de jeu lui réponde, que celle-ci fut transposée rapidement entre les lèvres d'Azael, sans qu'elle n'eut le temps de faire quoi que ce soit. Elle faillit perdre son sang froid, lui reprendre sa cigarette et se barrer. Elle pensait ensuite à l'ignorer simplement, il paraît que l'ignorance est l'une des pires souffrances qu'un être humain peut ressentir. Mais quand elle entendit sa justification pour le geste qu'il venait de faire, toutes ses pensées s'envolèrent. Il est vrai qu'arrêter autant de temps, la brunette ne pourrait pas, et lorsque la tentation est trop grande il est difficile de la dépasser.

« Vous avez faillit vous prendre un coup de pied dans les reins... Je comprends tout à fait, j'ai déjà fait l'essaie d'essayer d'arrêter plusieurs fois, mais en vain. Une année, c'est vrai que c'est long. Je n'ai malheureusement rien à vous proposer de plus que ma présence, et peut être une autre cigarette ? »

Son regard fut de nouveau porté sur l'homme qui braillait de plus en plus fort, réclamant son verre. Très vite, celui-ci fut expulsé par un des hommes qui s'occupait du bar. Quelle action ironique. Le pauvre homme se retrouva dehors, avec pour seules idées de trouver un autre bar dans lequel il pourrait s'enfiler de nouvelles boissons alcoolisées sans risquer de se faire jeter à coup de pied. Elvina esquissa un sourire avant de tirer une nouvelle cigarette de son sac, n'ayant pas put finir la sienne. Elle ajouta rapidement avant de passer à autre chose.

« Heureusement que je n'ai pas une maladie à vous offrir, ni un herpès ou encore une autre connerie. Ça serait bien sûr un cadeau, mais un cadeau empoisonné... »

Elle lui sourit rapidement avant de tirer une longue bouffée sur sa barre de nicotine et de la recracher. Son café refroidissait à vitesse grand V et, elle fut contrainte de le terminer avant que celui-ci ne soit totalement infecte. Une nouvelle grimace de dégoût se dessina sur le visage de la brunette, finalement c'était trop tard. Elle posa, ou plutôt jeta la tasse de café sur la table bancale et se cala contre le dossier de la chaise sur laquelle elle se trouvait. La tête penchée en arrière, elle réfléchissait à ce que son camarade lui avait dit. Certes, elle n'était pas majeure, mais elle n'était plus un enfant depuis longtemps. Elvina n'était pas une fille naïve qui pensait que tout le monde était beau et gentil. Non. Par sa propre expérience, les conseils que sa famille ou ses amis lui avaient apportés, elle savait ce qui était bon et mauvais, à peut près. Elle ne trouva cependant pas grand chose à redire. Le spectacle que leur offrait les clients du bar avait au moins pour but de les divertir un moment, et de pouvoir déblater sur le sujet pendant un petit moment, le temps de savoir les plus simples pensées de leur interlocuteur.

« Une lubie ? Vous en avez souvent, de ce genre de chose à ce que j'ai remarqué. D'abord partir et ensuite me piquer ma cigarette. Êtes-vous l'une de ses personnes avec lesquelles on ne sait jamais à quoi s'attendre ? Si tel est le cas, pensez vous être pour autant une personne réfléchie ? »

Elvina pouffa légèrement, elle avait l'impression de se trouver dans un poste de police. Elle posant les questions, lui donnant des réponses. Bien qu'il n'était pas réellement obligé d'y répondre, contrairement à ce qu'il se passait lors d'un interrogatoire...

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MessageSujet: Re: La philosophie du thé ou du café. {Elvina Atta}   Sam 21 Avr - 19:43

L
a philosophie du thé ou du café. Catastrophe.
Les conneries « sanglantes »par les habitudes « tenaces. ».
D
ire que je venais de lui chiper sa cigarette, qu'elle avait entre les lèvres et que je m'amusais à la fumer comme s'il s'agissait de la dernière cigarette d'un condamné, peut-être trop vite, m'enfin le résultat était là. J'étais presque à la moitié du tube de nicotine, des cendres tomber ici et là, laissant une nappe grisâtre et un peu tiède recouvrir le bois de la table bancale. Je posais mes deux coudes bien fermement sur cette même table et je laissais ma tête choir sur l'un de mes coudes, alors que mon autre main faisait de petites allées et venues entre ma bouche desséché et à l'odeur prenante de caféine et de fumée chaude, c'était quelque chose que certaine personne pouvait aimer et d'autre non, mais toi tu l'adorais, cette simplicité faussé était tellement bonne à mes yeux.

« Vous avez faillit vous prendre un coup de pied dans les reins... Je comprends tout à fait, j'ai déjà fait l'essaie d'essayer d'arrêter plusieurs fois, mais en vain. Une année, c'est vrai que c'est long. Je n'ai malheureusement rien à vous proposer de plus que ma présence, et peut être une autre cigarette ? » Me confia-t-elle à son tour un peu distante.

Je fis un petit signe de la tête positive, de haut en bas et de bas en haut pour lui indiquer que je voulais bien d'une nouvelle cigarette, dire que quelqu'un vous en propose une gratuitement, c'est une chose rare, alors il ne faut pas cracher dessus ! Non bien au contraire, c'était un présent très rare et encore plus lorsque ceci vient d'une inconnue alors, pourquoi cracher dessus ? Ceci serait peut-être la plus grosse bêtise de ma vie, enfin quoique, je crois que c'est recommencé à fumer qui était ma plus grosse bêtise, mais bon on va y passer outre et faire comme si de rien n'était.

« Qui serait assez fou pour dire non ? Pas moi dans tous les cas, c’est donc pour ça que j’accepte avec plaisir votre cigarette, mais bon on arrête jamais vraiment la cigarette, alors je savais pertinemment que j’allais retomber dans ce doux fléau un jour ou l’autre, on pourrait juste dire que vous avez précipité ma chute, mais ce n’est pas grave du tout…. En revanche, le coup de pied dans les reins je m’en passerais très fortement tout comme de l’addition, car après tout qu’est-ce que j’ai fait de mal, rien du tout à ce que je sache…. » Discutais-je longuement dans le vide.

Tu l'observais avec ses petites mimiques, son dégout certain pour le café trop fort, son attrait tout aussi certain pour le spectacle que nous produisez gratuitement l'ivrogne à la recherche de sa pitance. Ce n'est qu'à ce moment-là que la brunette sortie de son sac une nouvelle clope sans t'en présenter une pour toi, c'était trop beau pour être vrai, à la place elle s'alluma la sienne et souffla un épais nuage dans ma direction, alors qu'en fait j'attendais les yeux rivés sur ce qui me restait de mégot et de tabac, soi pas grand-chose.

« Heureusement que je n'ai pas une maladie à vous offrir, ni un herpès ou encore une autre connerie. Ça serait bien sûr un cadeau, mais un cadeau empoisonné... » Ajouta-t-elle rapidement.

Mon dieu ! Que de méchants mots dans la bouche de si jolie femme, tellement ironique que ju ne pus m'empêcher de rire dans ma barbe. J'étais presque à deux doigts à me laisser aller et de rire franchement, mais je fus ramené à la triste réalité lorsque je vis devant mes yeux ma clope enfin non la sienne, s'éteindre entre mes mains, à la place de rire je me mis à siffler entre mes dents, laissant un long cri déchirant qui provenait du plus profond de mon âme pour enfin résonner dans l'air, laissant un ou deux voisins de table émettre un grognement désagréable à mes oreilles. C'était un mauvais signe j'allais commencer à devenir désagréable....

« Oh dommage ceci aurait été drôle et j’aurais pu me préparer une belle et magnifique petites vendetta comme j’en ai le secret, mais je commence à trop en dire, en revanche, vous me proposer une cigarette, mais vous ne me la présenter pas… Est-ce une nouvelle lubie de faire marcher les gens en les faisant miroiter quelque chose qu’il n’auront jamais ? Si c’est oui, c’est un jeu très intéressant, mais qui vient quelque de me blesser, j’aurais espérer un peu plus de considération de votre part, mais je ne crois pas que ça soit possible après tout…. Vous n’êtes qu’une enfant sans grand intérêt…. » Parlais-je à grande vitesse avec ton très désagréable à l’oreille.

La brunette se mit à pouffer de rire, une chose que j'avais faillis de faire, mais que je m'étais retenue, non à la place j'étais devenu bien trop agressif pour des broutilles, mais c'était tout moi ça, la cigarette était l'une de mes mauvaises habitudes qui me rendait grognon, même si je savais pertinemment que j'allais regrettais mon comportement il était trop tard, mes paroles avaient été bien plus rapide que ma pensée.

« Une lubie ? Vous en avez souvent, de ce genre de chose à ce que j'ai remarqué. D'abord partir et ensuite me piquer ma cigarette. Êtes-vous l'une de ses personnes avec lesquelles on ne sait jamais à quoi s'attendre ? Si tel est le cas, pensez-vous être pour autant une personne réfléchie ? » Me demanda-t-elle calmement malgré son fou rire.

Je commençai à devenir irrité et j'avais beau triturer comme je voulais dans tous les sens le bout du mégot que j'avais entre les mains rien n'y changerait, à la place je l'avais lancé dans la salle pour faire un carton plein dans une chope de bière à moitié vide, dès lors je me renfrognais dans ma chaise, laissant mes doigts tapoter nerveusement le socle en bois de la table, alors qu'un géant bien plus grand que moi et surtout épais comme le roc se leva brusquement de sa chaise pour jeter un coup d'oeil circulaire dans le café, avec une mauvaise mine sur le visage qui ne signifiait rien de bon...

« Faut croire que non.... A la place je propose un petit jeu.... Cours ou crève et tu es obligée d'y jouer, sinon tu ne pourras pas fumer de clopes pendant un certain temps, si tu comprends ce que je dis.... » Murmurais-je en jetant de grands coups d'oeil vers le mastodonte.
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