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 » Azael Ketouvim

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• Azael Ketouvim


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Sexe : Féminin

Messages : 99

Age : 24

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Classe / Emploi: Pion
Pensionnat : Wentworth
Habitation : Chambre 001

MessageSujet: » Azael Ketouvim   Mer 29 Fév - 0:59

image de votre avatar, à changerlogo de votre pensionnat, à changer


Qui suis-je ? Personne. Après tout ne suis-je pas un fantôme du passé qui vient te hanter ? À la recherche de question on ne peut plus futile. Tout ça pourquoi ? Pour conforter l’esprit étriqué de misérables personnes… Merci bien, j’ai déjà assez donné. Mon errance ici-bas continue encore et encore. Vers un but certain, mais aux chemins surement tortueux. Enfin qu’importe me lamenter sur mon triste sort, m’apporterais quoi ? Du désarroi, de la peine ? Non, merci… Rien que le fait d’imaginer cette situation un seul instant, j’en ai le sang glacé !

Finalement je ne suis qu’un acteur qui récite son texte sans fin. Le tout pour qui ? Un auditorium bien espiègle. Au final nous nous retrouvons toujours devant les trois mêmes spectateurs. Les belles et terrifiantes Moires. Mon passé qui me colle à la peau sans aucune retenue, qu’importe que je l’enferme à doubles tours dans une malle, il reviendra sans cesse comme un boulet qui me ralentit dans mon avancé. Pourtant, à chaque fois je me fais avoir. Laissant ainsi mon présent s’enfuir à une vitesse ahurissante, où chacun de mes pas foule une chimère éphémère, me laissant avide d’un futur existant. Voilà à quoi se résume mon rôle. La représentation s’achève, le rideau tombe et l’implacable Atropos coupe le fil de ma courte existence.

Quelle drôle de penser n’est-ce pas ? C’est tout moi. Toujours a essayé de voir le mauvais côté des choses, chercher la petite bête. Pourquoi ne suis-je donc pas capable de laisser le loup dormir encore un peu plus longtemps… Le temps d’un temps. Non c’est beaucoup trop fort, l’envie de déranger un fou est beaucoup plus alléchante que de laisser un narcisse fleurir. N’ai-je pas de quoi me régaler ici-bas ?

Malgré tout ça je me rends compte que je ne suis qu’un homme on ne peut plus normal. Contradictoire. Moi qui fais le blâme du temps, je suis là en train de faire une morale indécise. Alors que j’oublie parfois ma propre bêtise. Le temps d’une valse incongrue j’arrête de penser et j’observe. Le jeu des pas qui avant et recule, sans aucun faux mouvements, mais sans grâce non plus. Laissant des centaines de pas léthargique foulé à l’unisson un sol silencieux. Une ronde incessante, qui tourne en rond, recommençant ainsi tous les jours, mais toujours à des heures précises.

La cloche sonne est la danse est en marche. Je peux maintenant rentrer en scène. De mes pas qui raisonnent sur la scène, je juge tout le monde. D’un œil assez perçant, je lance un regard glacial à quelqu’un qui ne suit pas le rythme. Je slalome entre les couples de danseurs, faisant attention au moindre de mes mouvements avec ce corps gauche qui m’appartient. Le temps d’une danse je continue mon manège, repoussant de temps en temps une mèche brune qui me cache la vue de ce monde noir. Les musiciens jouent la dernière note et mon rôle prend fin. Encore une fois.

Laissant ainsi mon rôle au placard, le temps de la chasse lascif des aiguilles et enfin je reviendrais en scène. Une fois de plus.

Je déambule ainsi chaque jour que « Dieu » fait, à la recherche des erreurs dans cette chorégraphie normalement chronométrée au millimètre près. Les bancs de l’école sont devenue depuis bien longtemps ma scène préféré, d’abord comme toutes personnes normales j’étais à la place du néophyte qui apprend et voilà que le temps passe et que je ne bouge pas. Comme si mon disque venait de se rayer à tout jamais peut-être… Me laissant ainsi mon présent être de l’autre côté, celui qui tyranniser, le point noir, celui que l’on fuit.

Bien que je n’aie rien à apprendre que ma maigre expérience, je suis ce que l’on pourrait appeler le loup dans la bergerie. À l’affut de l’erreur dans le quotidien, celui qui a des yeux partout. Ainsi je joue mon rôle à la perfection. Même lorsque le rideau tombe et que tous rejoignent leur couche. Je finirais bien par croire que mon office est devenu permanent.

La dernière cloche sonne, la porte se referme. Une vitre m’offre une image furtive mon spectre. Le temps a bel et bien laissé sa trace. Mes yeux cernés, mes pupilles marronnes affadies. Le tout sur un corps décharné, qui se traine pour marcher et pour ne pas être gauche. Un spectacle comique, dans une danse lyrique. Je suis une pire contradiction, la force ne me manque pas, quoique mon corps ose en dire le contraire. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même désigné par un fantôme qu’est le temps.


Nom: Ketouvim
Prénom: Azael
Age: 25 ans
Description en une phrase: Notre jeune ami d'un naturel cynique, aime particulièrement jouer avec les gens, mais bien sur avec quelques limites, lequel ? A vous de le découvrir.
Code du dossier: Validé
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» Azael Ketouvim

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